philipp plein shoes sale,,
philipp plein website,,Entre bénévolat et système D, une école pour les migrants inaugurée dans la « jungle » de Calais,
philipp plein limited edition,,
philipp plein shirt men,

Entre bénévolat et système D, une école pour les migrants inaugurée dans la « jungle » de Calais

C’est un peu comme une deuxième naissance pour l’école laïque du chemin des Dunes. Après une première – et discrète – inauguration en juillet 2015, la structure d’accueil que font vivre au quotidien, dans la « jungle » de Calais (Pas-de-Calais), une trentaine de bénévoles, s’offre, samedi 6 février, une inauguration officielle. Toujours sans reconnaissance ni moyens de l’éducation nationale, mais avec « l’espoir d’interpeller les pouvoirs publics », souligne Laurence Bernabeu de l’organisation non gouvernementale Solidarité laïque,oakley racing jacket,Entre bénévolat et système D, une école pour les migrants inaugurée dans la « jungle » de Calais, qui a rassemblé les fonds et coordonné l’événement. Car si, en six mois, la fragile structure de planches et de plastique a bien été agrandie, renforcée, isolée et même équipée ; si une deuxième classe réservée aux enfants de migrants est venue s’adosser à la première – qui n’accueille que des adultes –, l’école du camp de Calais continue de ne pouvoir compter que sur le système D… et les bonnes volontés. Celles-ci, fort heureusement, ne manquent pas : de Zimako Jones, demandeur d’asile arrivé du Nigeria qui, depuis des mois,Entre bénévolat et système D, une école pour les migrants inaugurée dans la « jungle » de Calais, porte à bout de bras le projet d’école,Entre bénévolat et système D, une école pour les migrants inaugurée dans la « jungle » de Calais, à ce groupe de Britanniques venu en rebâtir la charpente, en passant par l’enseignante Nathalie Janssens ou l’orthophoniste Véronique Tiberghien, qui ne comptent pas les heures passées à arpenter la « jungle » pour faire venir, en classe,chanel lunettes de soleil, petits et grands… « On préfère fermer les yeux » Reste que tous ces efforts ne suffisent pas à faire respecter la loi : celle censée garantir à tout enfant de 6 a 16 ans, présent sur le sol français, l’accès à l’école, au collège ou au lycée. Au début de ce qu’on a coutume d’appeler la « crise des migrants », Najat Vallaud-Belkacem avait pourtant donné des gages : en septembre 2015, la ministre de l’éducation nationale avait sonné la mobilisation générale en faveur des jeunes nouvellement arrivés en France (des « allophones », dans le jargon), jugeant tout à fait atteignable l’accueil de 8 000 à 10 000 d’entre eux en deux ans – soit dans des classes lambda, soit dans des unités pédagogiques spécifiques où le français est renforcé. « Avec 4 500 élèves en moyenne chaque année,monture lunette femme dior,Entre bénévolat et système D, une école pour les migrants inaugurée dans la « jungle » de Calais, rapportés aux 45 000 élèves allophones que nous scolarisons déjà,Entre bénévolat et système D, une école pour les migrants inaugurée dans la « jungle » de Calais, ça représente une hausse annuelle de 10 % », soulignait-on alors, avec confiance, au cabinet de la ministre. Près d’un semestre est passé, et les bénévoles de Calais, sans perdre l’optimisme qui les anime, ne cachent pas leurs réserves. « L’émotion autour du petit Aylan [cet enfant syrien retrouvé, sans vie, sur une plage de Turquie] est retombée comme un soufflé, observe Virginie Tiberghien,lunette oakley homme, orthophoniste de métier, qui coordonne les cours et ateliers de toutes sortes proposés par l’école laïque. Ses possibilités d’accueil, l’éducation nationale les réserve aux familles déjà dans les rails, celles qui ont fait leur demande d’asile… Sur toutes les autres, on préfère fermer les yeux, les imaginer comme une masse intrusive qui dérange ; surtout pas comme des personnes vulnérables, des familles, des enfants »,Entre bénévolat et système D, une école pour les migrants inaugurée dans la « jungle » de Calais, regrette la jeune femme. « Comment imaginer que ces familles puissent arriver,lunette de soleil tom ford femme 2015, seules, à inscrire leurs enfants en mairie ? Et après, est-ce qu’on leur proposera un ramassage scolaire ? », interroge, sceptique, Nathalie Janssens. Pour cette ancienne institutrice de maternelle, il ne fait guère de doute que « la volonté politique a flanché ». « Autrement, dit-elle, des antennes scolaires mobiles auraient déjà été envoyées sur place », évoquant ces « camions écoles » qui vont à la rencontre des populations roms notamment,Entre bénévolat et système D, une école pour les migrants inaugurée dans la « jungle » de Calais, mais qu’on n’a pas vu rouler jusqu’au camp de Calais. « Renouer avec la socialisation » Combien d’enfants,lunette so real dior, de jeunes en âge d’être scolarisés comptent les heures dans cette « jungle » ? De quelques dizaines, ils sont passés à plusieurs centaines, avancent les associations, sans confirmer l’estimation de « 300 enfants » qui circule ces derniers temps. Viendraient s’y ajouter de 300 à 800 mineurs isolés (les 16-18 ans). L’école laïque peut en accueillir près d’une vingtaine chaque jour, sept jours sur sept : des enfants kurdes arrivés d’Irak avec leur famille,lunette solaire celine, au début de l’hiver, mais aussi des adolescents qui vivent seuls leur exil, débarqués d’Erythrée, du Soudan, d’Ethiopie, de Syrie, d’Afghanistan… Pour tous, soulignent les bénévoles, l’enjeu de la scolarisation est loin d’être secondaire. « Une fois que les besoins premiers sont à peu près stabilisés – avoir un toit,Entre bénévolat et système D, une école pour les migrants inaugurée dans la « jungle » de Calais, se chauffer, s’alimenter…, la question de la scolarisation ne peut plus être différée », affirme Stéphane Delmas, porte-parole de l’association La Vie active, qui gère le centre d’accueil de jour Jules-Ferry, réservé aux femmes et enfants, aux abords du camp. « Aider les plus jeunes à renouer avec la socialisation : elle est là la raison d’être de cette école », confirme Mme Janssens. Lire aussi   A Calais, commerçants et habitants au bord de la crise de nerfs Une fonction d’accueil et d’écoute, presque de résilience, plus que de transmission de la langue et des savoirs en soi. « Il n’empêche : les progrès de ces enfants, quand on arrive à les suivre avec un peu de régularité, peuvent être fulgurants », observe l’orthophoniste de l’équipe. C’est aussi ce qu’ont montré les rares études conduites, essentiellement en Europe du Nord, sur le devenir scolaire des enfants migrants : il leur faut à peu près une année pour rattraper le niveau en français… à condition qu’ils soient bien accueillis en classe et qu’ils se sentent en sécurité. Mattea Battaglia Journaliste au Monde