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Dans l’étrange musée de Catherine Balet

Looking for the Masters in Ricardo’s Golden Shoes, de Catherine Balet avec Ricardo Martinez Paz, Dewi Lewis Publishing, 256 p., 45 €.

Au début, on manque de se faire avoir. En ouvrant rapidement Looking for the Masters in Ricardo’s Golden Shoes, on pense qu’il s’agit d’une anthologie des photographies les plus iconiques de l’histoire. Des clichés de Nadar, Walker Evans, Bill Brandt, jusqu’à Antoine d’Agata… En y regardant de plus près, ces images s’avèrent être des « remakes », parfaitement réalisés, dans l’esprit des tirages originels (la gamme des gris, par exemple, des images d’Henri Cartier-Bresson est subtilement imitée).

Mais quelque chose cloche. Un personnage, toujours le même, prend la pose, à la place du modèle d’origine. Il s’appelle Ricardo Martinez Paz : c’est un ami de la photographe franco-britannique Catherine Balet, qui lui a toujours trouvé un air de ressemblance avec Pablo Picasso.

Elle raconte qu’un jour, alors qu’elle prenait un petit déjeuner avec lui, il portait une marinière. Des croissants étaient en outre posés sur la table – comme dans le célèbre cliché Les Pains (1952) de Doisneau, représentant le peintre espagnol. Pour s’amuser, elle refait l’image à l’iPhone et la diffuse sur les réseaux sociaux.

Hommage ou sacrilège ,yeezy adidas boost 350?

Le succès est immédiat, ce qui l’encourage à prendre plus au sérieux ce projet. Elle décide alors, avec le même Ricardo, de revisiter les cent soixante-seize ans de l’histoire de la photographie,Dans l’étrange musée de Catherine Balet, retenant surtout des images phares qui circulent sur Internet,Dans l’étrange musée de Catherine Balet, et que l’on connaît par cœur, sans se souvenir, parfois, de l’identité des auteurs.

Le résultat est troublant. Cet exercice de style, étrange et burlesque, déstabilise la mémoire,lunettes de soleil pas cher,Dans l’étrange musée de Catherine Balet, tout en la stimulant. On tourne les pages de ce musée imaginaire en riant, sans trop comprendre l’effet produit sur nous par ces contrefaçons : sapent-elles l’aura des originaux ? Leur rendent-­elles, aussi,
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